Le Rénovateur Quotidien – C’est de nouveau le divorce du couple de l’enseignement du fondamental et du secondaire.

14-08-2019 13:12 – Quel type de réforme du système éducatif ?

Le Rénovateur Quotidien – C’est de nouveau le divorce du couple de l’enseignement du fondamental et du secondaire.

Une séparation qui entame une nouvelle vie encore précaire. A la clé un projet de réforme du système éducatif qui sera piloté par un nouveau ministre de l’enseignement fondamental qui aura en charge d’administrer un remède de cheval à un système malade de ses hommes, de ses choix politiques, de ses contreperformances pédagogiques.

 

L’arrivée d’un manager de haut rang en la personne de Sokho Adama Bocar consacre pour lui le coup d’essai d’un travail qui s’annonce long et laborieux.

 

Le profil de l’homme présente de prime abord toutes les dispositions techniques qualitatives pour faire fonctionner une machine grippée et dont tous les éléments sont obsolètes, malgré bien de tentatives de remise en marche engagées par certains de ses prédécesseurs.

 

Qui est le nouveau capitaine du bateau ?

 

Produit national issu des écoles fondamentales et secondaires de Boghé puis de l’université de Nouakchott où il fit des études en sciences économiques sanctionnées en par une maitrise en éco en 1990. Sokho Adama Bocar a vite exercé dans des projets de développement locaux avant de faire carrière comme cadre de banque à la BMCI où il quittera pour entrer au bureau du programme des nations-unies à Nouakchott.

 

Commence pour lui une riche carrière où il occupa pendant trois ans le poste de Directeur des opérations en RDC, Directeur des opérations management à New-york, pendant 3 ans, puis au Tchad (3 ans), et au Burundi (3 ans) il occupait le même poste au Bénin jusqu’à sa nomination comme Ministre de l’enseignement fondamental et de la réforme.

 

Il est titulaire d’un Dess à la sorbonne , d’un diplôme de leaderships en Management etc Sokho Adama est issu de la famille maraboutique de Touldé doubango où se trouve l’une des plus grandes mahadras des sciences islamiques de Bogné. Il parle l’Arabe, le Français et l’anglais.

 

Quelle thérapie appliquer ?

 

L’école mauritanienne végète depuis des décennies. Elle a connu au moins 4 grandes réformes depuis les indépendances jusqu’à nos jours dominées plus par des considérations politiques que pédagogiques.

 

En plus plans de remises à niveau en et de nombreuses restructurations et projets pilotes destinés à expérimenter des programmes conçus pour améliorer les contenus des apprentissages. Cela a couté de l’argent, de l’énergie sans donner véritablement tous les résultats qu’il fallait. Des programmés d’appui au système éducatif aux dénominations multiples sont passés par là. Les Etats-généraux il y en a eu. Et il serait injuste de dire que les moyens financiers, techniques, et infrastructurels n’ont pas été déployés pour redresser le secteur éducatif. Sans grand succès il faudrait refaire un diagnostic approfondi, définir de nouvelles stratégies pour repartir sur de nouvelles bases.

 

Il n ya pas de remèdes miracles pour gagner le pari de la reforme. Pas non plus de thérapie universelle. Il faut partir du postulat que l’enseignement est un ensemble d’actions cohérentes qu’il faudrait combiner pour faire fonctionner un système. Il s’agit dans un premier temps de considérer que le dispositif général est en place et de revoir là où se trouvent les failles pour entamer une révision d’ensemble.

 

Il ne s’agit pas d’un travail artificiel de colmatage mais d’une redéfinition des priorités et des objectifs à court moyen et longs termes. Le corps n’est pas affecté d’un haut. Les moisissures se trouvent en bas. Les techniciens ne manquent pas dans le secteur. Il faudrait recapitaliser les compétences, réparer les impertinences et imposer un rythme plus soutenu…Cela commence par bousculer les habitudes.

 

Une réflexion mérite d’être très vite engagée pour voir plus clair ce qui a été fait, là où les choses ont pêché pour savoir ce qu’il faut changer…